« Places fantômes » en garderie : la ministre Laforest visée par une enquête
La commissaire à l’éthique et à la déontologie a ouvert une enquête jeudi à propos de la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, après les révélations de Radio-Canada au sujet de son rôle dans un dossier concernant la garderie de ses filles. Dans son reportage publié mercredi, Radio-Canada rapportait que la ministre et députée de Chicoutimi avait défendu la réputation de la garderie de ses filles, dont elle a été la propriétaire jusqu'en 2019, auprès d'un citoyen qui y dénonçait une situation problématique. Ce sont les députés Monsef Derraji (PLQ) et Vincent Marissal (QS) qui en ont fait la demande, indique-t-on. Dans la lettre en réponse à cette demande, la commissaire Ariane Mignolet indique qu'elle Mme Laforest avait assuré mercredi matin qu'elle collaborerait à une telle enquête. Le citoyen en question, un résident de la circonscription de Mme Laforest, a déclaré auprès de son bureau de circonscription que la garderie lui avait demandé de payer la place de son enfant plusieurs mois avant que celui-ci ne fréquente la garderie, et ce, pour la réserver. Or, cette pratique est illégale au Québec. La garderie privée en question est gérée par les filles de la ministre. Bien qu'elle ait exprimé un malaise, la ministre Laforest s'est portée à la défense de la garderie, selon le reportage. Deux experts ont dit estimer qu'Andrée Laforest se serait alors placée en conflit d'intérêts. La commissaire Ariane Mignolet mènera son enquête à huis clos. Elle rendra publiques des conclusions et des recommandations une fois les procédures terminées. En mêlée de presse mercredi matin, la ministre Laforest a affirmé qu'elle avait assuré à plusieurs reprises à ce citoyen qu'elle ne pouvait pas s'impliquer dans ce dossier, qu'elle dit avoir transféré à un employé de sa circonscription. Après avoir passé son tour mercredi, le premier ministre François Legault a finalement réitéré sa confiance envers sa ministre jeudi. Avec les informations de La Presse canadienneLa ministre a été informée par écrit de l’ouverture d’une enquête à son égard qui visera à établir si elle a contrevenu à ses obligations déontologiques
, a déclaré le bureau de la commissaire dans un communiqué.cherchera à établir si [...] la ministre a commis un manquement au premier paragraphe de l’article 16 du Code, qui interdit à un député d’agir, de tenter d’agir ou d’omettre d’agir de façon à favoriser ses intérêts personnels, ceux d’un membre de sa famille immédiate
.À huis clos
Je lui ai dit quinze fois : "Désolée, je ne peux pas prendre votre demande, je vais poursuivre votre demande avec la conseillère ou un conseiller à mon bureau de comté." Et c'est ce que j'ai fait
, a-t-elle insisté.
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